France
Paris veut reprendre sa place au Proche-Orient
Le président Macron, qui a reçu cette semaine le premier ministre libanais Nawaf Salam, tente actuellement de faire reprendre à la France une part active dans la recherche d’une solution à la crise opposant Beyrouth et Israël. Mais la dégradation des relations franco-israéliennes complique singulièrement la tâche, avec au cœur des problèmes la lancinante question du Hezbollah.
Le président Emmanuel Macron a reçu cette semaine le premier ministre libanais Nawaf Salam (g.) à Paris Photo: AFP/Ludovic Marin
„Vers l’Orient compliqué, je volai avec des idées simples“, écrit le général de Gaulle en évoquant son voyage de 1941 dans ses Mémoires de Guerre. On ne saurait dire que la situation se soit beaucoup simplifiée depuis, même si la France s’est beaucoup impliquée, d’abord dans la naissance du Liban moderne, ce dont l’avait chargée la Société des Nations en 1920, puis dans les différentes étapes de son existence agitée. Elle a d’ailleurs payé un lourd tribut à cet engagement, avec la mort de dizaines de ses soldats dans différents attentats, dont celui dit „du Drakkar“ qui a coûté la vie à 58 de ses parachutistes en 1983, et encore de deux des siens, engagés dans la FINUL (Force intérimaire des Nations-Unies au Liban), récemment tombés dans une embuscade, vraisemblablement tendue par le Hezbollah, chiite et pro-iranien.